mercredi 20 avril 2016

Il faut savoir rester ambitieux... et patient ! par Paul Benoit de Qarnot Computing

Nos zèbres si vivants participent à l'aventure avec une fougue et une passion hors norme. J'accueille ici, sur mon blog, la contribution de Paul Benoit.

Aujourd'hui, l'innovation est sur toute les lèvres. Dans les discours, beaucoup d'idées mais finalement peu de réalisations à grande échelle.

Un jour, j'ai eu une idée farfelue. Comme beaucoup de gens, j'ai constaté qu'un ordinateur, ça chauffe. Ca peut même chauffer énormément. Alors, pourquoi ne pas en faire un radiateur... Et au fond de moi-même, je savais que l'ère de la société numérique ne faisait que commencer et que l'énergie consommée et la chaleur dégagée par les ordinateurs finiraient par devenir un véritable souci.

Alors pourquoi attendre ? En 2009, je me suis lancé. Cela a commencé par des rencontres avec des personnes qui partageaient cet enthousiasme d'essayer une approche totalement nouvelle.

Il y a tant d'opportunités pour innover en s'interrogeant sur les objets de notre quotidien, mais surtout sur le pourquoi et le comment de leurs usages. C'est ce que nous avons fait avec le radiateur et l'ordinateur. 

Aujourd'hui, cet enthousiasme et nos efforts sont déjà largement récompensés puisque notre solution chauffe gratuitement des logements sociaux à Paris depuis plus de deux ans et que des grandes entreprises de l'informatique s'intéressent de près à notre travail. Qui l'aurait cru il y a 5 ans, lorsque tout le monde nous voyait comme des extra-terrestres.

Notre enthousiasme, nous le puisons chez ceux qui nous inspirent par leur conviction et leur persévérance à voir, et surtout à faire, les choses autrement. Certains sont connus, d'autres sont anonymes, mais ils ont en commun cette envie de partager, de montrer, de démontrer une voie alternative. C'est sur cette valeur commune que nous nous sommes rencontrés avec Alexandre Jardin et le mouvement Bleu Blanc Zèbre.

C'est le cas de scientifiques comme Sadi Carnot, mort à 36 ans, qui a changé le monde des machines et à qui nous rendons hommage à travers le nom de notre entreprise. C'est le cas de ces pionniers de l'informatique qui étaient persuadés que tout le monde finirait par avoir un ordinateur alors que personne n'en voyait l'utilité. Mais c'est aussi le cas de nombreux anonymes qui transmettent leur passion et leur savoir-faire à leurs enfants, petits-enfants, amis ou voisins.

Nous vivons une époque particulière remplie d'appel et de résistance au changement. En se plaçant dans le temps long, ces faizeux nous montrent que finalement rien n'est jamais établi et que le bon sens peut toujours l'emporter.

Avec nos radiateurs-ordinateurs, nous savions que nous nous attaquions à un domaine peuplé de géants, dans l'informatique et dans le bâtiment. Mais, d'une part, notre envie d'essayer était la plus forte et, d'autre part, les géants d'aujourd'hui ne seront sans doute pas ceux de demain. 

Nous-mêmes, nous sommes persuadés qu'un jour nous chaufferons gratuitement une grande partie de nos concitoyens. Il faut savoir rester ambitieux... et patient.

Paul Benoit
Founder & CEO Qarnot Computing

mercredi 13 avril 2016

"Nous ne faisons rien sans l’aide des citoyens !" Par Laurence Ducos (EPIDE)

Nos zèbres si vivants participent à l'aventure avec une fougue et une passion hors norme. J'accueille ici, sur mon blog, la contribution de Laurence Ducos.


C’était un jeudi. Mon assistante Céline m’avait dit d’être près du téléphone vers 9H40. Drôle d’horaire pour un drôle d’appel. Mais après tout, c’était un drôle de zèbre qui allait me parler. Le zèbre en chef même !!! 
Alexandre Jardin, je le connais depuis longtemps. J’ai lu tous ses romans. Mais ce n’était pas l’auteur avec lequel j’allais échanger mais l’homme engagé. 

En 2001, son livre « 1+1+1... = une révolution » m’avait profondément marqué. A l’époque, je m’étais déjà dit que cette vision de la société et de la politique me ressemblait assez. C’est aussi à ce moment là que je suis passée d’une carrière de commerciale à des emplois dans l’insertion. Une manière pour moi d’agir à mon niveau. Depuis presque neuf ans, j’accompagne des jeunes adultes au sein d’un EPIDE. Ce sont des cabossés de la vie, de l’école, des « plus faibles » nés de cette société si maltraitante pour certains. Pour moi, ils ne sont pas exclus, ils sont bourrés de talents et ne demandent qu’à être révélés.

Revenons à ce jeudi matin ! Le téléphone sonne à l’heure annoncée et je reconnais cette voix entendue à la télévision. Une invitation dans l’émission Folie passagère ? Je suis d’accord ? Comment vous expliquer…Je ne suis pas d’un tempérament midinette ni fan de. Mais là à cet instant j’ai fait la danse de la joie. J’allais pouvoir dire devant le grand public les petits miracles que je vis au quotidien. Alexandre mettait une condition, enfin deux ! Qu’il puisse voir sur le terrain notre travail collectif et que je vienne à l’enregistrement avec un volontaire (c’est comme cela qu’on les appelle les jeunes chez nous !). 

Le mardi suivant, les collègues ont eu la surprise de voir se promener dans le centre Alexandre Jardin. Ils ont pu le croiser dans les salles de cours, à table au milieu d’un groupe de jeunes très naturels. Et moi dans tout ça ? J’ai expliqué, montré, et présenté toutes nos actions en local et au national.

L’Epide (établissement pour l’insertion dans l’emploi) est un jeune dispositif d’à peine dix ans qui a pour ambition d’accueillir des jeunes adultes de 18 à 25 ans. La finalité c’est l’insertion sociale et professionnelle. Nous travaillons sur tous les « empêchements à réussir » afin que ces jeunes soient prêts à intégrer une entreprise dans les meilleures conditions possibles. On nous confond souvent avec de nombreuses structures mais ce que nous proposons est tout à fait original. Malgré le fait que nous dépendions de deux ministères, nous avons une capacité d’action et de créativité très importante. D’années en années, les femmes et hommes de terrain inventent un accompagnement différent de ce que l’on peut trouver. 

Mais nous ne faisons rien sans l’aide des citoyens ! 

Chefs d’entreprise, confiez-nous vos offres d’emploi ! Nous sommes des facilitateurs, nous vous aiderons à trouver le meilleur candidat parmi nos volontaires, nous travaillerons main dans la main pour également dénicher le meilleur contrat de travail. 

Salariés, vous avez envie de venir donner un peu de votre temps ? Si vous disposez de RTT, votre DRH peut mettre en place des RTT solidaires. Durant une journée, vous pourrez aider concrètement des jeunes dans un centre ou participer à un projet collectif !

Et pour tout le monde, si dans votre entourage un jeune non bachelier ne parvient pas à trouver sa route, parlez lui de l’Epide, nous nous chargeons du reste !

La rencontre avec Alexandre a permis de mettre un coup de projecteur sur notre travail et je le remercie au nom de tous les salariés de l’Epide. Avant cette rencontre, je crois que nous n’avions pas tous conscience d’être de vrais acteurs du changement. Nous partageons des valeurs communes avec la communauté des zèbres : la solidarité, la résilience, l’espoir en l’avenir.
Hier, une amie m’a fait un très beau compliment, elle m’a appelé « zébrette »…

Laurence Ducos
Responsable Insertion Centre Epide Bordeaux


mercredi 30 mars 2016

Il nous appartient d'être ambitieux collectivement ! Par Jean-Michel Ricard

Nos zèbres si vivants participent à l'aventure avec une fougue et une passion hors norme. J'accueille ici, sur mon blog, la contribution de Jean-Michel Ricard.

Il y a 18 ans, nous avons co-fondé avec Jean-Daniel Muller le Groupe Associatif Siel Bleu : une formidable aventure humaine et collective qui compte aujourd’hui 500 salariés qui accompagnent au quotidien plus de 100 000 personnes fragiles chaque semaine avec un outil universel : l’activité physique. 

Un jour, Guillaume Bapst, fondateur de l’Andes m’a fait rencontrer Alexandre Jardin. Je me souviens très bien quand nous nous sommes rencontrés, c’était la veille de mes vacances, en juillet 2015!  J’étais en admiration devant cet écrivain reconnu et prêt à lui demander des autographes pour un certain nombre de salariés de chez nous ! 
L’histoire de Siel Bleu est faite de belles rencontres et celle-ci en fait définitivement partie…  C’est avec un monsieur simple et enthousiaste que nous avons partagé nos visions et nos actions mais surtout parlé des gens ! Parce que c’est l’humain qui compte et que c’est important de construire des choses pour contribuer à donner le sourire et améliorer la santé de tous, à commencer pour  les plus fragiles !
Je nous reconnais dans les Zébres, ce mouvement de FaiZeux  au service du bien commun. Je crois que devons chacun être humble mais qu’il nous appartient d’être très ambitieux collectivement : c’est à nous d’agir !
Jean-Michel Ricard - Co-fondateur Siel Bleu

mercredi 23 mars 2016

FIER D’ETRE UN ZEBRE ! par Ryadh Sallem

Nos zèbres si vivants participent à l'aventure avec une fougue et une passion hors norme. J'accueille ici, sur mon blog, la contribution de Ryadh Sallem.

Je rejoins avec joie la bienveillante tribu des Zèbres grâce à deux amis déjà rayés (Jeanne Gruson et Jean-Philippe Acensi) qui m’avaient parlé de ce drôle d’énergumène, en m’assurant que nos parcours s’accorderaient et s’accommoderaient… Bingo ! Il a suffit d’un regard, de quelques paroles, lors d’un après-midi lyonnais, pour que nos univers switchent, se mêlent et s’entremêlent en une osmose constructive. Nous nous sommes immédiatement découverts et reconnus. Découvrant peu à peu des points d’ancrage communs. Et notamment cette envie mutuelle de se dépasser pour aider à bâtir, par nos projets et grâce à du concret, une société meilleure et résolument dédiée à l’optimisme. Nos ADN d’engagement sont identiques et ont immédiatement fusionné : nous sommes les cellules l’un de l’autre.

Chacun, nous avions fait un constat implacable : le fonctionnement des grandes institutions pêche par sa complexité. Leurs terres sont gelées et génèrent de fragiles pousses. D’où la nécessité, sans nier la complémentarité, de créer des structures libérées, libres de ces lourdeurs et qui peuvent s’affranchir des contraintes technocratiques. Politiques. Dogmatiques. Le principe de réalité est une évidence nécessaire. Qui n’empêche pas Alexandre, d’être un utopiste gourmand de réalisme. Il est une courroie de transmission, un GPS déterminant dans ce monde des médias et du show. Un homme de partages qui offre ses réseaux, ses liens  et ses contacts pour créer un foisonnement d’actions. Un bruissement de solutions. Il est un guetteur, un dizeux devenu faizeux, qui n’a de cesse de diffuser et de donner, avec la plus évidente des sincérités. 

Nous nous nourrissons mutuellement. Je me reconnais en lui dans cette volonté d’apporter du bien-être et d’offrir tous les champs du possible aux plus vulnérables d’entre nous. Sans la moindre distinction. Par amour et respect de l’Autre. Alexandre, comme je m’efforce de le faire, sait prendre soin du vivant qu’il saupoudre de paillettes de bonheur. D’affection. Avec un sens prononcé de la nuance, cette palette subtile de sentiments et d’émotions qui oscillent entre gris clair et gris foncé. Jamais péremptoire ni exclusif. Il est un testeur d’idées qu’il expérimente pour mieux valider et labelliser les solutions qu’il suggère.

Nous sommes des guerriers pacifiques, des amoureux du dialogue mais aussi des artisans forcenés et convaincus de l’action. Nous sommes aussi des résilients : en résilience généalogique ou  en résilience physique! Nous transcendons et domptons nos propres écueils de parcours au profit  de l’éclosion de chacun. Pour qu’il s’éveille à lui-même comme aux autres. Certains, nous le sommes, que le triptyque républicain n’est pas un vœu pieux mais un postulat non négociable.

Nous nous démenons pour ouvrir les consciences et favoriser l’émergence d’une société bienveillante, enrichie de ses paradoxes et de ses différences.

Alexandre est désormais le compagnon infaillible, l’ami durable avec lequel je prends plaisir à cheminer en rapprochant, pour mieux les unir, nos routes et nos objectifs. Et j’ajoute, non sans fierté, quelques rayures à mon maillot tricolore !

Ryadh SALLEM


Athlète de haut-niveau, délégué général de CAPSAAA, organisateur du dispositif EDUCAPCITY